Jean-Luc Mélenchon s’écarte le plus des dix autres candidats sur « Économie, impôts et dette », avec un écart moyen de 2,38 points : il est tout à fait d’accord avec un impôt minimum sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros et avec le rétablissement d’un impôt sur la fortune, et pas du tout d’accord pour baisser d’abord les dépenses publiques plutôt qu’augmenter les impôts ni pour réduire le nombre de fonctionnaires. Vient ensuite « Énergie, climat et agriculture » (2,08 points) : il n’est pas du tout d’accord pour construire de nouveaux réacteurs nucléaires et tout à fait d’accord pour continuer à développer l’éolien et pour interdire le glyphosate et les néonicotinoïdes. La sécurité et l’éducation suivent à égalité (2,07 points) : il est tout à fait d’accord pour légaliser et encadrer la vente de cannabis et pour supprimer Parcoursup, et pas du tout d’accord avec une présomption de légitime défense pour les policiers et les gendarmes ni avec l’uniforme obligatoire à l’école.
Il est le seul des onze à être en désaccord avec l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Avec Marine Tondelier, il est le seul à être en désaccord avec de nouveaux réacteurs nucléaires et le seul à être d’accord pour légaliser le cannabis et pour interdire les LBD et les grenades lors des manifestations ; avec Fabien Roussel, le seul à être en désaccord avec une hausse des dépenses militaires.
L’Europe est le seul thème où son écart est inférieur à un point (0,5 point) : il est plutôt d’accord pour que le droit français prime sur le droit européen et plutôt en désaccord avec davantage de décisions à la majorité dans l’Union comme avec une sortie de l’Union. Viennent ensuite la santé (1,6 point) et « Travail et pouvoir d’achat » (1,66 point).
Sur ses 46 positions, 26 sont favorables, aucune n’est intermédiaire et 20 sont défavorables ; 29 sont aux extrêmes (1 ou 5) et 4, faute de source, sont estimées. Sa plus forte coïncidence est avec Fabien Roussel (83 %), la plus faible avec Bruno Retailleau (33 %).