Raphaël Glucksmann s’écarte le plus des dix autres candidats sur « Énergie, climat et agriculture », avec un écart moyen de 1,82 point. Il est le seul des onze à être tout à fait d’accord à la fois pour construire de nouveaux réacteurs nucléaires et pour continuer à développer l’éolien ; il est aussi tout à fait d’accord pour interdire le glyphosate et les néonicotinoïdes, et plutôt en désaccord, position estimée faute de source, avec la suppression des zones à faibles émissions (ZFE).
Vient ensuite l’Europe (1,7 point) : avec Marine Tondelier, il est le seul à être tout à fait d’accord pour que l’Union européenne décide davantage à la majorité, sans droit de veto pour chaque pays ; il est plutôt en désaccord avec la primauté du droit français sur le droit européen et pas du tout d’accord avec une sortie de l’Union. Le troisième thème est « International et défense » (1,56 point) : il est tout à fait d’accord pour continuer à aider militairement l’Ukraine, pour augmenter les dépenses militaires et, comme Gabriel Attal, pour proposer d’étendre la dissuasion nucléaire aux partenaires européens, et plutôt d’accord avec un service national obligatoire. Il n’est jamais seul, ni presque seul, de son côté : chaque fois qu’il est d’accord ou en désaccord, au moins deux des dix autres candidats le sont aussi.
Il se rapproche le plus des autres en santé (0,5 point, son plus faible écart), avec une position intermédiaire sur l’obligation d’installation des médecins ; il est plutôt d’accord avec une forte hausse des moyens de l’hôpital public. Viennent ensuite l’éducation (0,93 point), où il est tout à fait d’accord pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, et « Sécurité et justice » (0,97 point).
Sur ses 46 positions, 24 sont favorables, 5 intermédiaires et 17 défavorables ; 14 sont aux extrêmes (1 ou 5) et 9, faute de source, sont estimées. Sa plus forte coïncidence est avec Marine Tondelier (81 %), la plus faible avec Éric Zemmour (42 %).