Fabien Roussel s’écarte le plus des dix autres candidats sur « Économie, impôts et dette », avec un écart moyen de 2,1 points. Il est tout à fait d’accord pour rétablir un impôt sur la fortune et plutôt d’accord avec un impôt minimum sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros, et pas du tout d’accord pour baisser d’abord les dépenses publiques plutôt qu’augmenter les impôts ni pour réduire le nombre de fonctionnaires.
Viennent ensuite l’immigration (1,8 point) et « International et défense » (1,74 point). Sur l’immigration, trois de ses six positions sont estimées faute de source ; parmi celles qui sont documentées, il n’est pas du tout d’accord avec la suppression du droit du sol ni avec l’attribution du logement social et de l’emploi en priorité aux Français, et il est tout à fait d’accord pour régulariser les travailleurs sans papiers qui ont un emploi. Sur l’international, il est tout à fait d’accord pour que la France quitte le commandement intégré de l’OTAN, pas du tout d’accord pour proposer d’étendre la dissuasion nucléaire aux partenaires européens, plutôt en désaccord avec un service national obligatoire et en position intermédiaire sur l’aide militaire à l’Ukraine. Il n’est pas du tout d’accord non plus avec une hausse des dépenses militaires : Jean-Luc Mélenchon, plutôt en désaccord, est le seul autre des onze à s’y opposer.
Les thèmes où il se rapproche le plus des autres sont l’Europe (0,5 point), où il est plutôt d’accord pour que le droit français prime sur le droit européen et plutôt en désaccord avec davantage de décisions à la majorité dans l’Union comme avec une sortie de l’Union, puis « Énergie, climat et agriculture » (0,83 point), où il est tout à fait d’accord pour construire de nouveaux réacteurs nucléaires, et « Sécurité et justice » (0,97 point).
Sur ses 46 positions, 24 sont favorables, 3 intermédiaires et 19 défavorables ; 20 sont aux extrêmes (1 ou 5) et 5, faute de source, sont estimées. Sa plus forte coïncidence est avec Jean-Luc Mélenchon (83 %), la plus faible, à égalité, avec Édouard Philippe et Bruno Retailleau (46 %).