Édouard Philippe s’écarte le plus des dix autres candidats sur deux thèmes à égalité, avec un écart moyen de 2,02 points : les retraites et « Économie, impôts et dette ». Il est le seul des onze à être tout à fait d’accord pour porter l’âge légal à 65 ans ; il est tout à fait d’accord aussi pour financer une partie des retraites par capitalisation, pas du tout d’accord avec un retour à 62 ans ou moins et plutôt en désaccord avec une hausse de toutes les pensions au moins au rythme de l’inflation. En économie, il est tout à fait d’accord pour baisser d’abord les dépenses publiques plutôt qu’augmenter les impôts et pour réduire le nombre de fonctionnaires, et pas du tout d’accord avec le rétablissement d’un impôt sur la fortune ni avec un impôt minimum sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros ; sur ce dernier, il est le seul à n’être pas du tout d’accord.
Le troisième thème est « Travail et pouvoir d’achat » (1,64 point). Il est le seul à n’être pas du tout d’accord avec le maintien des 35 heures et, comme Bruno Retailleau, tout à fait d’accord pour réduire la durée d’indemnisation du chômage ; il est plutôt en désaccord avec un SMIC porté à au moins 1 600 euros net et avec une baisse de la TVA sur l’énergie et les carburants. Avec Gabriel Attal, il est aussi le seul à être en désaccord avec la création d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC), une position estimée faute de source.
Il se rapproche le plus des autres en éducation (0,2 point, son plus faible écart) : il est plutôt d’accord pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et prend une position intermédiaire sur l’uniforme obligatoire et sur la suppression de Parcoursup. Viennent ensuite « Sécurité et justice » (0,68 point) et « Société, laïcité et territoires » (0,87 point).
Sur ses 46 positions, 15 sont favorables, 7 intermédiaires et 24 défavorables ; 14 sont aux extrêmes (1 ou 5) et 10, faute de source, sont estimées. Sa plus forte coïncidence est avec Gabriel Attal (86 %), la plus faible avec Jean-Luc Mélenchon (36 %).