Le thème où David Lisnard s’écarte le plus des dix autres candidats est la santé, avec un écart moyen de 2,25 points. Comme Gabriel Attal, il n’est pas du tout d’accord pour que l’État puisse obliger les médecins à s’installer dans les zones qui en manquent, et il est le seul des onze à n’être pas du tout d’accord avec une forte hausse des moyens de l’hôpital public si elle coûte plus cher à l’État.
Suivent, à égalité (1,75 point), les retraites et « Économie, impôts et dette ». Sur les retraites, il n’est pas du tout d’accord avec un retour à un âge légal de 62 ans ou moins, il est plutôt d’accord pour le porter à 65 ans, tout à fait d’accord pour financer une partie des retraites par capitalisation et plutôt en désaccord avec une hausse de toutes les pensions au moins au rythme de l’inflation. En économie, il est tout à fait d’accord pour baisser d’abord les dépenses publiques plutôt qu’augmenter les impôts et pour réduire le nombre de fonctionnaires ; il n’est pas du tout d’accord avec le rétablissement d’un impôt sur la fortune et plutôt en désaccord avec un impôt minimum sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros. Il n’est jamais seul, ni presque seul, de son côté : chaque fois qu’il est d’accord ou en désaccord, au moins deux des dix autres candidats le sont aussi.
Il se rapproche le plus des autres en éducation (0,6 point) : il est plutôt d’accord pour supprimer Parcoursup, du même côté que Fabien Roussel, Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier, et ses deux autres positions du thème, sur les réseaux sociaux avant 15 ans et sur l’uniforme, sont intermédiaires et estimées. Viennent ensuite l’Europe (0,67 point) et « Sécurité et justice » (0,68 point).
Sur ses 46 positions, 17 sont favorables, 4 intermédiaires et 25 défavorables ; 16 sont aux extrêmes (1 ou 5) et 12, faute de source, sont estimées. Sa plus forte coïncidence est avec Bruno Retailleau (88 %), la plus faible avec Jean-Luc Mélenchon (38 %).