Positions des candidats
Les partis politiques français expliqués, de gauche à droite
Les partis et mouvements qui soutiennent les onze candidats du test : origine, dirigeants, groupes à l’Assemblée nationale, alliances et place de leur candidat sur notre boussole politique.
Par Fadrique Garcia Font. Publié le 20/10/2026.
Pour l’élection présidentielle des 18 avril et 2 mai 2027, chaque candidat se présente en son nom, mais presque tous s’appuient sur un parti ou un mouvement : il fournit les militants, l’argent, les élus qui parrainent et, souvent, le programme. Cet article présente les partis qui soutiennent les onze candidats du test : leur origine, qui les dirige, leur groupe à l’Assemblée nationale, leurs alliances et leur candidat pour 2027.
Ils sont rangés de gauche à droite selon notre boussole politique, c’est-à-dire selon le calcul fait à partir des positions de leur candidat sur les affirmations du test. Cet ordre n’est pas une étiquette : il ne dit pas comment un parti se définit, ni comment le classent les commentateurs. La façon dont il est obtenu est expliquée plus bas.
Cet article ne cite aucun résultat de sondage. Les seuls chiffres électoraux sont des résultats officiels (Conseil constitutionnel pour la présidentielle, ministère de l’Intérieur pour les législatives) et les effectifs publiés par l’Assemblée nationale. Données au 20 octobre 2026.
La vie politique française en bref
Pour les lecteurs qui ne suivent pas la politique française de près, voici les règles qui expliquent le rôle des partis.
- Le président est élu au suffrage universel direct pour cinq ans, et ne peut pas faire plus de deux mandats de suite : Emmanuel Macron, élu en 2017 et en 2022, ne peut pas se représenter. Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, les deux premiers s’affrontent au second, quatorze jours plus tard. Le président nomme le Premier ministre et peut dissoudre l’Assemblée nationale.
- L’Assemblée nationale compte 577 députés, élus pour cinq ans au scrutin majoritaire à deux tours, un par circonscription. Elle vote les lois et peut renverser le gouvernement en adoptant une motion de censure. Les députés forment des groupes politiques, d’au moins quinze membres, qui correspondent à peu près aux partis.
- Une Assemblée sans majorité depuis 2024. Après une dissolution, les législatives des 30 juin et 7 juillet 2024 n’ont donné à aucun camp la majorité absolue de 289 sièges. Depuis, les gouvernements doivent chercher des voix texte par texte. Celui de Michel Barnier a été renversé par une motion de censure le 4 décembre 2024 ; celui de François Bayrou est tombé à l’Assemblée en septembre 2025, et Sébastien Lecornu a été nommé Premier ministre ensuite.
- Pas de législatives automatiques en 2027. Sans nouvelle dissolution, l’Assemblée actuelle siège jusqu’en 2029. Le président élu en 2027 pourra la dissoudre. Si l’Assemblée, l’actuelle ou une nouvelle, a une majorité opposée au président, celui-ci nomme en pratique un Premier ministre issu de cette majorité : c’est la cohabitation, que la France a déjà connue en 1986-1988, en 1993-1995 et en 1997-2002. Sans majorité claire, comme depuis 2024, le gouvernement doit trouver des appuis pour chaque texte.
Les législatives de 2024
Le ministère de l’Intérieur classe chaque candidat dans une « nuance ». En 2024, les candidats du Nouveau Front populaire (LFI, PS, Les Écologistes, PCF et d’autres) étaient regroupés sous la nuance « Union de la gauche » et ceux de la majorité sortante sous « Ensemble ».
| Nuance (ministère de l’Intérieur) | Premier tour, % des exprimés | Sièges après les deux tours |
|---|---|---|
| Union de la gauche (UG) | 28,06 % | 178 |
| Ensemble (ENS) | 20,04 % | 150 |
| Rassemblement national (RN) | 29,26 % | 125 |
| Les Républicains (LR) | 6,57 % | 39 |
| Divers droite (DVD) | 3,60 % | 27 |
| Candidats de l’alliance entre Éric Ciotti et le RN (UXD) | 3,96 % | 17 |
| Divers gauche (DVG) | 1,53 % | 12 |
| Horizons (HOR) | 0,72 % | 6 |
| Autres nuances | — | 23 |
| Total | 577 |
La participation a été de 66,71 % au premier tour et de 66,63 % au second. Le RN est arrivé en tête en voix au premier tour, l’Union de la gauche en sièges : avec le scrutin majoritaire, les sièges dépendent des duels et des désistements du second tour, pas seulement des voix du premier.
Les groupes à l’Assemblée nationale aujourd’hui
Après l’élection, les députés ont formé onze groupes. Leurs effectifs ont un peu changé depuis 2024 :
| Groupe | Députés | Président du groupe | Candidat lié en 2027 |
|---|---|---|---|
| Rassemblement national | 121 | Marine Le Pen | Marine Le Pen |
| Ensemble pour la République | 90 | Gabriel Attal | Gabriel Attal |
| La France insoumise - Nouveau Front populaire | 70 | Mathilde Panot | Jean-Luc Mélenchon |
| Socialistes et apparentés | 68 | Boris Vallaud | Raphaël Glucksmann |
| Droite républicaine | 47 | Laurent Wauquiez | Bruno Retailleau |
| Écologiste et Social | 38 | Cyrielle Chatelain | Marine Tondelier |
| Les Démocrates | 37 | Marc Fesneau | aucun |
| Horizons & Indépendants | 35 | Laurent Marcangeli | Édouard Philippe |
| Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires | 23 | Christophe Naegelen | aucun |
| Gauche démocrate et républicaine | 17 | Stéphane Peu | Fabien Roussel |
| Union des droites pour la République | 17 | Éric Ciotti | soutient Marine Le Pen |
| Non inscrits | 11 | — | — |
Au 20 octobre 2026, 574 députés sont en fonction ; les trois autres sièges sont vacants. Reconquête, Debout la France et Nouvelle Énergie n’ont pas de groupe : leurs candidats entrent dans le test par un autre critère de notre méthodologie.
Comment nous rangeons les partis
La boussole politique du test place chaque candidat sur deux axes, à partir de ses positions sur 35 des 46 affirmations du test :
- l’axe économique (de −100, à gauche, à +100, à droite) repose sur 15 affirmations sur l’économie et les impôts, les retraites, le travail et le pouvoir d’achat, et la santé ;
- l’axe social (de −100, progressiste, à +100, conservateur) repose sur 20 affirmations sur l’immigration, la sécurité et la justice, l’éducation, l’énergie et le climat, et la société et la laïcité.
Les partis sont rangés ici selon l’axe économique de leur candidat, le seul des deux qui va de la gauche à la droite. Trois précisions :
- C’est le candidat qui est placé, pas le parti. Ses positions viennent de ses déclarations et de ses programmes, et souvent des textes de son parti ; elles ne disent pas ce que pense chaque élu.
- Certaines positions sont estimées, quand le candidat ne s’est pas prononcé directement : leur nombre est dans le tableau. La méthodologie explique comment elles sont faites.
- Sur l’axe social, l’ordre change : de Marine Tondelier (−80,0) à Éric Zemmour (+80,0), en passant par Gabriel Attal, presque au centre (−2,5). C’est pourquoi le tableau donne les deux valeurs.
| Ordre | Parti | Candidat | Courant | Économie | Société | Positions estimées (sur 35) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | La France insoumise | Jean-Luc Mélenchon | Écosocialisme, socialisme démocratique, non-alignement | −86,7 | −72,5 | 4 |
| 2 | Parti communiste français | Fabien Roussel | Communisme, socialisme | −80,0 | −35,0 | 5 |
| 3 | Les Écologistes | Marine Tondelier | Écologie politique, gauche sociale, fédéralisme européen | −66,7 | −80,0 | 1 |
| 4 | Parti socialiste et Place publique | Raphaël Glucksmann | Social-démocratie, écologie, fédéralisme européen | −53,3 | −45,0 | 8 |
| 5 | Rassemblement national | Marine Le Pen | Nationalisme, souverainisme | −20,0 | +72,5 | 3 |
| 6 | Debout la France | Nicolas Dupont-Aignan | Gaullisme, souverainisme | −16,7 | +70,0 | 8 |
| 7 | Reconquête | Éric Zemmour | Nationalisme, conservatisme | +43,3 | +80,0 | 6 |
| 8 | Renaissance | Gabriel Attal | Centre, libéralisme, europhilie | +63,3 | −2,5 | 5 |
| 9 | Les Républicains | Bruno Retailleau | Conservatisme, gaullisme, libéralisme économique | +66,7 | +57,5 | 3 |
| 10 | Nouvelle Énergie | David Lisnard | Libéralisme économique, conservatisme libéral, décentralisation | +70,0 | +45,0 | 8 |
| 11 | Horizons | Édouard Philippe | Centre droit, libéralisme économique, europhilie | +76,7 | +17,5 | 6 |
Le courant est celui de la fiche de chaque candidat sur le site. Les valeurs sont notre calcul, le même que sur la page boussole politique. Le Rassemblement national et Debout la France arrivent avant Reconquête et Renaissance parce que, sur les 15 affirmations économiques, Marine Le Pen se range du côté gauche sur 8, dont le retour de l’âge légal de départ à 62 ans, et Nicolas Dupont-Aignan sur 7. Le détail, affirmation par affirmation, est dans l’analyse « Qui est à gauche, qui est à droite ».
Les partis, de gauche à droite
Chaque parti est présenté avec le même plan. Les résultats de 2022 sont ceux du premier tour de la présidentielle (Conseil constitutionnel).
1. La France insoumise (LFI)
- Origine : mouvement lancé en février 2016 par Jean-Luc Mélenchon, pour sa candidature à la présidentielle de 2017.
- Direction : LFI n’a pas de président ; Manuel Bompard en est le coordinateur national depuis 2022.
- À l’Assemblée : groupe La France insoumise - Nouveau Front populaire, 70 députés, présidé par Mathilde Panot.
- Alliances : membre du Nouveau Front populaire en 2024. Pour 2027, ni le PS, ni Les Écologistes, ni le PCF ne soutiennent son candidat.
- Candidat en 2027 : Jean-Luc Mélenchon, qui a annoncé le 3 mai 2026 sa quatrième candidature, après un vote des élus insoumis.
- En 2022 : Jean-Luc Mélenchon, 21,95 % (troisième).
2. Parti communiste français (PCF)
- Origine : fondé en décembre 1920, au congrès de Tours.
- Direction : Fabien Roussel, secrétaire national depuis 2018, reconduit en juillet 2026.
- À l’Assemblée : groupe Gauche démocrate et républicaine, 17 députés, communistes et élus d’outre-mer, présidé par Stéphane Peu.
- Alliances : membre du Nouveau Front populaire en 2024 ; candidat propre en 2027.
- Candidat en 2027 : Fabien Roussel, désigné le 6 septembre 2026 par 72 % des adhérents qui ont voté.
- En 2022 : Fabien Roussel, 2,28 % (huitième).
3. Les Écologistes
- Origine : créé en 2010 sous le nom d’Europe Écologie Les Verts (EELV), par la réunion des Verts et d’Europe Écologie ; le parti a pris son nom actuel en 2023.
- Direction : Marine Tondelier, secrétaire nationale depuis 2022, réélue en 2025.
- À l’Assemblée : groupe Écologiste et Social, 38 députés, présidé par Cyrielle Chatelain.
- Alliances : membre du Nouveau Front populaire, que Marine Tondelier a contribué à créer en 2024. Le parti ne soutient pas Raphaël Glucksmann.
- Candidat en 2027 : Marine Tondelier, désignée en décembre 2025 pour une primaire de la gauche qui n’a pas eu lieu. Les adhérents voteront du 10 au 13 décembre 2026 entre sa candidature et le soutien à un candidat d’une autre force de gauche.
- En 2022 : Yannick Jadot (EELV), 4,63 %.
4. Parti socialiste (PS) et Place publique
- Origine : le PS a été fondé en 1969, à la suite de la SFIO ; Place publique a été cofondé en 2018 par Raphaël Glucksmann.
- Direction : Olivier Faure, premier secrétaire du PS ; Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique.
- À l’Assemblée : groupe Socialistes et apparentés, 68 députés, présidé par Boris Vallaud.
- Alliances : les deux partis ont signé le programme du Nouveau Front populaire en 2024. Pour 2027, ils ont organisé une primaire avec la Gauche républicaine et socialiste (GRS) d’Emmanuel Maurel ; LFI et Les Écologistes n’y ont pas participé, et Raphaël Glucksmann qualifie tout rapprochement avec LFI de « ligne rouge absolue ».
- Candidat en 2027 : Raphaël Glucksmann, député européen, vainqueur le 11 octobre 2026 de cette primaire avec 66,17 % des voix.
- En 2022 : Anne Hidalgo (PS), 1,75 % ; Place publique n’avait pas de candidat.
5. Rassemblement national (RN)
- Origine : fondé en octobre 1972 sous le nom de Front national ; il s’appelle Rassemblement national depuis 2018.
- Direction : Jordan Bardella, président depuis novembre 2022 ; Marine Le Pen a dirigé le parti de 2011 à 2021.
- À l’Assemblée : groupe Rassemblement national, le plus nombreux, avec 121 députés, présidé par Marine Le Pen.
- Alliances : allié depuis les législatives de 2024 à Éric Ciotti, dont le parti, l’Union des droites pour la République (UDR), a un groupe de 17 députés ; Éric Ciotti était aux côtés de Marine Le Pen lors de la présentation de son plan économique, le 6 octobre 2026.
- Candidat en 2027 : Marine Le Pen, qui a confirmé sa candidature le 7 juillet 2026 et s’est pourvue en cassation (voir sa fiche).
- En 2022 : Marine Le Pen, 23,15 % (deuxième), puis 41,45 % au second tour.
6. Debout la France (DLF)
- Origine : lancé en 1999 par Nicolas Dupont-Aignan au sein du RPR, sous le nom de Debout la République. Devenu ensuite un parti à part entière, il s’appelle aujourd’hui Debout la France.
- Direction : Nicolas Dupont-Aignan, président, maire d’Yerres (Essonne) et ancien député de 1997 à 2024.
- À l’Assemblée : pas de groupe.
- Alliances : aucune pour 2027. En 2017, il avait appelé à voter pour Marine Le Pen au second tour, avec un accord de gouvernement.
- Candidat en 2027 : Nicolas Dupont-Aignan, déclaré le 8 mars 2025 ; quatrième candidature.
- En 2022 : Nicolas Dupont-Aignan, 2,06 % (neuvième).
7. Reconquête
- Origine : fondé le 5 décembre 2021 par Éric Zemmour, au lancement de sa campagne présidentielle.
- Direction : Éric Zemmour, président ; l’eurodéputée Sarah Knafo est l’autre figure du parti.
- À l’Assemblée : pas de groupe.
- Alliances : aucune pour 2027.
- Candidat en 2027 : Éric Zemmour, qui a annoncé sa candidature le 17 septembre 2026 ; c’est lui, et non Sarah Knafo, qui représentera Reconquête.
- En 2022 : Éric Zemmour, 7,07 % (quatrième).
8. Renaissance
- Origine : fondé en avril 2016 par Emmanuel Macron sous le nom d’En Marche, devenu La République en marche en 2017, puis Renaissance en 2022.
- Direction : Gabriel Attal, secrétaire général depuis décembre 2024.
- À l’Assemblée : groupe Ensemble pour la République, 90 députés, présidé par Gabriel Attal.
- Alliances : forme avec le MoDem (groupe Les Démocrates) et Horizons le « bloc central », qui a gouverné à partir de 2024 avec Les Républicains dans le « socle commun » (voir plus bas).
- Candidat en 2027 : Gabriel Attal, investi par le conseil national du parti, déclaré le 22 mai 2026. Lui et Édouard Philippe disent vouloir un rassemblement de leur camp d’ici le début de 2027 ; chacun maintient pour l’instant sa candidature.
- En 2022 : Emmanuel Macron, 27,85 % (premier), réélu avec 58,55 % au second tour.
9. Les Républicains (LR)
- Origine : nom pris en mai 2015 par l’UMP, fondée en 2002.
- Direction : Bruno Retailleau, président depuis mai 2025 et sénateur de la Vendée.
- À l’Assemblée : groupe Droite républicaine, 47 députés, présidé par Laurent Wauquiez.
- Alliances : membre du socle commun à partir de 2024 ; Bruno Retailleau a été ministre de l’Intérieur de septembre 2024 à octobre 2025. Pour 2027 : « Il n’est pas question pour moi de me rallier aux candidats héritiers du macronisme » (septembre 2026).
- Candidat en 2027 : Bruno Retailleau, déclaré le 12 février 2026, désigné le 19 avril 2026 par 73,8 % des adhérents qui ont voté.
- En 2022 : Valérie Pécresse, 4,78 %.
10. Nouvelle Énergie
- Origine : créé en 2013 selon le parti, et déployé dans toute la France à partir du 9 juin 2021.
- Direction : David Lisnard, président, maire de Cannes et président de l’Association des maires de France.
- À l’Assemblée : pas de groupe.
- Alliances : David Lisnard a quitté Les Républicains le 31 mars 2026. Il demande une primaire ouverte de la droite et du centre, sans le RN, et exclut toute alliance avec ce parti.
- Candidat en 2027 : David Lisnard, déclaré le 31 mars 2026.
- En 2022 : pas de candidat.
11. Horizons
- Origine : fondé le 9 octobre 2021 au Havre par Édouard Philippe.
- Direction : Édouard Philippe a annoncé quitter la présidence exécutive du parti au 1er octobre 2026 ; Christophe Béchu en est le secrétaire général.
- À l’Assemblée : groupe Horizons & Indépendants, 35 députés, présidé par Laurent Marcangeli.
- Alliances : membre du bloc central et du socle commun. En septembre 2026, Édouard Philippe a proposé une « confédération de partis » de la droite et du centre, avec des candidats communs aux législatives.
- Candidat en 2027 : Édouard Philippe, déclaré le 3 septembre 2024, campagne lancée le 5 juillet 2026.
- En 2022 : pas de candidat.
Les alliances : du Nouveau Front populaire au socle commun
Le Nouveau Front populaire (NFP) s’est formé en juin 2024, juste après la dissolution : LFI, le PS, Les Écologistes, le PCF, Place publique et d’autres formations ont présenté des candidats communs et un « contrat de législature ». Les candidats de la nuance Union de la gauche ont obtenu 178 sièges, le plus grand nombre, mais pas la majorité. À l’Assemblée, ces élus siègent dans quatre groupes distincts (LFI, socialistes, écologistes, GDR). Pour 2027, la primaire commune prévue pour l’automne 2026 a été abandonnée en juillet : les partis du NFP ont aujourd’hui quatre candidats dans le test, et Les Écologistes décideront en décembre s’ils maintiennent le leur.
Le socle commun est le nom donné à l’alliance du bloc central (Renaissance, MoDem, Horizons, UDI) avec Les Républicains, mise en place par Michel Barnier en 2024. Il n’a jamais eu la majorité absolue : les quatre groupes concernés (Ensemble pour la République, Les Démocrates, Horizons & Indépendants et Droite républicaine) comptent ensemble 209 députés au 20 octobre 2026, selon notre addition des effectifs publiés par l’Assemblée. Pour 2027, trois candidats du test en viennent : Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Retailleau. David Lisnard, ancien vice-président de LR, a quitté ce parti en mars 2026 parce que, selon lui, il « n’a pas levé ses ambiguïtés, notamment vis-à-vis de la macronie ».
Le RN et Éric Ciotti se sont alliés aux législatives de 2024 : Éric Ciotti, alors président des Républicains, a présenté des candidats communs avec le RN (la nuance UXD du ministère, 17 sièges). Son parti, l’UDR, a aujourd’hui un groupe de 17 députés et soutient Marine Le Pen. Reconquête et Debout la France se présentent sans allié en 2027.
Pour aller plus loin
- Le portrait de chaque candidat, avec ses principales propositions : « Les candidats à la présidentielle 2027 en bref ».
- Toutes les positions, avec leurs sources : les pages des candidats et le comparatif. Vous pouvez aussi comparer deux candidats d’un même espace politique, par exemple Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier, Édouard Philippe et Gabriel Attal, Bruno Retailleau et David Lisnard ou Marine Le Pen et Éric Zemmour.
- Le calendrier, les parrainages et les façons de voter : le guide de la présidentielle 2027.
Pour savoir de quel candidat, et donc de quel parti, vos idées sont les plus proches, faites le test.
Sources
- Boussole politique — La place des onze candidats sur l’axe économique et sur l’axe social, avec le détail du calcul
- Candidats du test — Parcours, soutiens et positions de chaque candidat, avec leurs sources
- Méthodologie du test — Critères d’entrée des candidats, calcul de la boussole, positions estimées
- Ministère de l’Intérieur : résultats des élections législatives de 2024, France entière — Sièges par nuance de candidats après les deux tours (30 juin et 7 juillet 2024), voix et participation
- Assemblée nationale : les groupes politiques — Liste des groupes de la XVIIe législature et effectif de chacun, consultés le 20 octobre 2026
- Assemblée nationale : données ouvertes, députés en exercice — Président de chaque groupe et nombre de députés en fonction (574), fichier du 20 octobre 2026
- Conseil constitutionnel : décision n° 2022-195 PDR du 13 avril 2022 — Résultats officiels du premier tour de la présidentielle de 2022 (pourcentages calculés sur les suffrages exprimés)
- Conseil constitutionnel : décision n° 2022-197 PDR du 27 avril 2022 — Résultats officiels du second tour de 2022
- Nouveau Front populaire : contrat de législature (juin 2024) — Programme commun des législatives de 2024
- Maire info, 6 octobre 2025 : « La démission surprise du Premier ministre acte la mort du socle commun » — Le socle commun : alliance du bloc central (Renaissance, MoDem, Horizons, UDI) avec Les Républicains, mise en place par Michel Barnier
- LCP, 4 décembre 2024 : le gouvernement de Michel Barnier censuré — Adoption d’une motion de censure à l’Assemblée nationale
- Public Sénat, 11 septembre 2025 : Sébastien Lecornu Premier ministre — Nomination de Sébastien Lecornu après la chute de François Bayrou à l’Assemblée nationale
- Public Sénat, 11 octobre 2026 : Raphaël Glucksmann vainqueur de la primaire — Primaire du PS, de Place publique et de la GRS ; positions de LFI et des Écologistes
- Public Sénat, 21 septembre 2026 : les Écologistes reportent leur choix à décembre — Vote des adhérents du 10 au 13 décembre 2026
- Public Sénat, 7 septembre 2026 : la candidature de Fabien Roussel — Désignation par les adhérents du PCF
- Public Sénat, 19 avril 2026 : Bruno Retailleau désigné candidat par les adhérents LR — Consultation des adhérents des Républicains
- Public Sénat, 1er avril 2026 : David Lisnard annonce sa candidature et quitte LR — Départ des Républicains et candidature avec Nouvelle Énergie
- Nouvelle Énergie : biographie de David Lisnard — Création du parti en 2013 et déploiement national le 9 juin 2021, selon le parti
- RTL, 8 septembre 2026 : Édouard Philippe quitte la présidence d’Horizons — Départ de la présidence exécutive au 1er octobre 2026 et projet d’une confédération de la droite et du centre
- Public Sénat, 22 mai 2026 : Gabriel Attal officialise sa candidature — Vote du conseil national de Renaissance et relation avec Édouard Philippe
- Public Sénat, 6 octobre 2026 : le plan économique de Marine Le Pen — Présence d’Éric Ciotti, président de l’UDR, allié du RN
- LCP, 17 septembre 2026 : Éric Zemmour officialise sa candidature — Candidature d’Éric Zemmour pour Reconquête
- Public Sénat, 18 septembre 2026 : le décompte des candidats — Dates de déclaration des candidats
- franceinfo, 3 mai 2026 : Jean-Luc Mélenchon candidat — Annonce de sa quatrième candidature après un vote des élus insoumis
- Les Républicains, 16 septembre 2026 : entretien de Bruno Retailleau au Télégramme — Refus de se rallier à Gabriel Attal ou à Édouard Philippe
- Public Sénat, 28 avril 2017 : Nicolas Dupont-Aignan soutient Marine Le Pen — Soutien au second tour de 2017, avec un accord de gouvernement
Cette analyse est purement informative et ne constitue pas une consigne de vote. Notre méthode.
Voir aussi
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