Positions des candidats
Les candidats à la présidentielle 2027 en bref
Les onze candidats du test : qui ils sont, quel parti les soutient, leurs résultats aux présidentielles précédentes, ce qu’ils proposent et où ils se situent sur la boussole politique.
Par Fadrique Garcia Font. Publié le 19/10/2026.
L’élection présidentielle aura lieu le 18 avril 2027 pour le premier tour et le 2 mai 2027 pour le second : le Gouvernement a annoncé ces dates en Conseil des ministres le 1er juillet 2026, et le décret de convocation n’est pas encore paru. Le président est élu pour cinq ans à la majorité absolue des suffrages exprimés ; si personne ne l’obtient au premier tour, les deux candidats arrivés en tête s’affrontent quatorze jours plus tard. Emmanuel Macron, élu en 2017 et en 2022, ne peut pas se représenter : la Constitution interdit plus de deux mandats consécutifs. Pour figurer sur la liste officielle, chaque candidat doit réunir au moins 500 parrainages d’élus venant d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer. Le Conseil constitutionnel doit publier cette liste vers le 16 mars 2027.
Le test compte onze candidats : des personnes qui ont déclaré leur candidature ou ont été désignées par leur parti, et qui remplissent l’un des critères d’entrée décrits dans notre méthodologie. Cette liste changera : d’autres peuvent se déclarer, certains renoncer, et à partir de la publication de la liste officielle le test comprendra tous les candidats officiels, et eux seuls. Deux candidatures dépendent déjà d’une échéance connue : les adhérents des Écologistes voteront du 10 au 13 décembre 2026 entre la candidature de Marine Tondelier et le soutien à un autre candidat de gauche, et Marine Le Pen s’est pourvue en cassation (voir sa présentation ci-dessous).
Cet article ne cite aucun résultat de sondage. Les seuls chiffres électoraux sont les résultats officiels des présidentielles précédentes, proclamés par le Conseil constitutionnel. Les candidats sont présentés par ordre alphabétique, avec le même plan pour chacun.
Les onze candidats en un coup d’œil
| Candidat | Soutien | Courant | Présidentielles précédentes (premier tour) | Boussole : économie / société |
|---|---|---|---|---|
| Gabriel Attal | Renaissance | Centre, libéralisme, europhilie | aucune | +63,3 / −2,5 |
| Nicolas Dupont-Aignan | Debout la France | Gaullisme, souverainisme | 2012 : 1,79 % ; 2017 : 4,70 % ; 2022 : 2,06 % | −16,7 / +70,0 |
| Raphaël Glucksmann | Place publique, Parti socialiste, Gauche républicaine et socialiste | Social-démocratie, écologie, fédéralisme européen | aucune | −53,3 / −45,0 |
| Marine Le Pen | Rassemblement national | Nationalisme, souverainisme | 2012 : 17,90 % ; 2017 : 21,30 % ; 2022 : 23,15 % (second tour en 2017 et 2022) | −20,0 / +72,5 |
| David Lisnard | Nouvelle Énergie | Libéralisme économique, conservatisme libéral, décentralisation | aucune | +70,0 / +45,0 |
| Jean-Luc Mélenchon | La France insoumise | Écosocialisme, socialisme démocratique, non-alignement | 2012 : 11,10 % ; 2017 : 19,58 % ; 2022 : 21,95 % | −86,7 / −72,5 |
| Édouard Philippe | Horizons | Centre droit, libéralisme économique, europhilie | aucune | +76,7 / +17,5 |
| Bruno Retailleau | Les Républicains | Conservatisme, gaullisme, libéralisme économique | aucune | +60,0 / +57,5 |
| Fabien Roussel | Parti communiste français | Communisme, socialisme | 2022 : 2,28 % | −80,0 / −35,0 |
| Marine Tondelier | Les Écologistes | Écologie politique, gauche sociale, fédéralisme européen | aucune | −66,7 / −80,0 |
| Éric Zemmour | Reconquête | Nationalisme, conservatisme | 2022 : 7,07 % | +43,3 / +80,0 |
Les résultats passés sont ceux des décisions du Conseil constitutionnel ; les pourcentages sont calculés sur les suffrages exprimés. Le courant de chaque candidat est celui de sa fiche sur le site. Sur la boussole, −100 signifie gauche ou progressiste et +100 droite ou conservateur ; chaque position est notre calcul à partir des positions du candidat sur les affirmations du test, le même que sur la page boussole politique. Sous chaque candidat, le pourcentage d’affinité indique à quel point deux candidats répondent de la même façon aux 46 affirmations du test. Sur les 506 positions concernées, 70 sont estimées, parce que le candidat ne s’est pas prononcé directement sur la question ; David Lisnard (12), Édouard Philippe (10) et Raphaël Glucksmann (9) en ont le plus. Données au 19 octobre 2026.
Gabriel Attal
Secrétaire général de Renaissance depuis décembre 2024 et président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale, Gabriel Attal est député des Hauts-de-Seine depuis 2017. Il a été porte-parole du gouvernement, ministre délégué aux Comptes publics, puis ministre de l’Éducation nationale, avant d’être Premier ministre de janvier à septembre 2024. Investi par le conseil national de Renaissance, il a déclaré sa candidature le 22 mai 2026 à Mur-de-Barrez (Aveyron). C’est sa première candidature à la présidentielle. Lui et Édouard Philippe disent vouloir un rassemblement de leur camp d’ici le début de 2027, et chacun maintient pour l’instant sa candidature.
Ce qu’il propose : 150 milliards d’euros d’économies sur le quinquennat, sans hausse d’impôts (entretien au Parisien, juillet 2026) ; supprimer l’âge légal de départ à la retraite et ne garder que la durée de cotisation (RTL, juin 2026) ; 14 nouveaux réacteurs EPR, avec l’objectif d’un réacteur par an (plan du 23 septembre 2026) ; des « États-Unis d’Europe » et une France « parapluie nucléaire européen », la décision restant française (discours de Reims, septembre 2026).
Dans le test : ses positions sont les plus proches de celles d’Édouard Philippe (86 %) et les plus éloignées de celles de Jean-Luc Mélenchon (41 %). Page du candidat : Gabriel Attal
Nicolas Dupont-Aignan
Nicolas Dupont-Aignan préside Debout la France, parti qui se réclame du gaullisme et qu’il a lancé au sein du RPR sous le nom de Debout la République. Maire d’Yerres (Essonne) de 1995 à 2017, puis de nouveau depuis les municipales de 2026, il a été député de l’Essonne de 1997 à 2024. Il a annoncé le 8 mars 2025 sa quatrième candidature à la présidentielle, après celles de 2012 (1,79 %, septième), de 2017 (4,70 %, sixième) et de 2022 (2,06 %, neuvième).
Ce qu’il propose : sortir de l’Union européenne, par référendum, premier axe de sa candidature (discours de rentrée, septembre 2026) ; quitter le commandement militaire intégré de l’OTAN (projet de Debout la France) ; un référendum d’initiative citoyenne dès un million de signatures (projet de Debout la France) ; 10 000 euros versés à chaque naissance dans un fonds souverain, pour garantir un minimum de retraite à 60 ans (discours de rentrée, septembre 2026).
Dans le test : ses positions sont les plus proches de celles de Marine Le Pen (86 %) et les plus éloignées de celles de Marine Tondelier (37 %). Page du candidat : Nicolas Dupont-Aignan
Raphaël Glucksmann
Cofondateur en 2018 et coprésident de Place publique, Raphaël Glucksmann est député européen depuis 2019 (groupe des Socialistes et Démocrates). Ancien documentariste, il a conduit la liste du Parti socialiste et de Place publique aux élections européennes de 2019 et de 2024. Déclaré le 23 août 2026, il a remporté le 11 octobre la primaire du Parti socialiste, de Place publique et de la Gauche républicaine et socialiste, avec 66,17 % des voix ; Les Écologistes et La France insoumise ne le soutiennent pas. Il ne s’est jamais présenté à la présidentielle. Son programme est en construction : ses positions reposent surtout sur le projet de Place publique de mars 2026.
Ce qu’il propose : abroger la réforme des retraites de 2023 (projet de Place publique, p. 43) ; porter le SMIC à 1 600 euros net dans les deux ans (p. 40) ; « augmenter drastiquement » l’aide militaire à l’Ukraine (p. 11) ; instaurer « immédiatement » la proportionnelle aux législatives (p. 46).
Dans le test : ses positions sont les plus proches de celles de Marine Tondelier (81 %) et les plus éloignées de celles d’Éric Zemmour (42 %). Page du candidat : Raphaël Glucksmann
Marine Le Pen
Députée du Pas-de-Calais depuis 2017, Marine Le Pen préside le groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale. Elle a dirigé le Front national, devenu RN, de 2011 à 2021, et siégé au Parlement européen de 2004 à 2017. Troisième de la présidentielle de 2012 (17,90 %), elle a atteint le second tour en 2017 et en 2022, et l’a perdu les deux fois face à Emmanuel Macron (33,90 % puis 41,45 %). Elle a confirmé sa candidature le 7 juillet 2026, le jour où la cour d’appel de Paris a maintenu sa condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN en ramenant son inéligibilité ferme à quinze mois, déjà purgés ; elle s’est pourvue en cassation. Éric Ciotti, président de l’UDR, allié du RN, était à ses côtés lors de la présentation de son plan économique, le 6 octobre 2026.
Ce qu’elle propose : un référendum sur l’immigration dans les six mois suivant l’élection (manifeste de 2022, p. 8) ; la « priorité nationale » d’accès au logement social et à l’emploi (programme de 2022, p. 2) ; le retour de l’âge légal de départ à 62 ans, et à 60 ans pour qui a commencé à travailler avant 20 ans (LCP, septembre 2026) ; une baisse de la TVA sur le gaz, l’électricité et les carburants (contre-budget du groupe RN, p. 4).
Dans le test : ses positions sont les plus proches de celles de Nicolas Dupont-Aignan (86 %) et les plus éloignées de celles de Marine Tondelier (44 %). Page de la candidate : Marine Le Pen
David Lisnard
Maire de Cannes depuis 2014 et président de l’Association des maires de France depuis 2021, David Lisnard a fondé et préside le mouvement Nouvelle Énergie. Ancien membre du RPR et de l’UMP, il a été vice-président des Républicains, qu’il a quittés le 31 mars 2026 en confirmant le même jour sa candidature ; il réclamait une primaire ouverte de la droite et du centre. Il n’a jamais été parlementaire ni ministre, et se présente pour la première fois à la présidentielle.
Ce qu’il propose : 200 milliards d’euros de baisse de la dépense publique, l’impôt ne baissant qu’après la dépense (discours de rentrée, août 2026) ; l’âge légal de départ à 65 ans et environ 40 % des retraites financées par capitalisation (programme de Nouvelle Énergie) ; supprimer l’aide médicale d’État et la remplacer par une aide d’urgence (programme, « Immigration ») ; le retour au septennat (discours de Bayeux, juin 2026, p. 8).
Dans le test : ses positions sont les plus proches de celles de Bruno Retailleau (88 %) et les plus éloignées de celles de Jean-Luc Mélenchon (38 %). Page du candidat : David Lisnard
Jean-Luc Mélenchon
Fondateur de La France insoumise en 2016, Jean-Luc Mélenchon a été sénateur de l’Essonne, ministre délégué à l’Enseignement professionnel (2000-2002), député européen (2009-2017), puis député des Bouches-du-Rhône (2017-2022). Il a annoncé sa quatrième candidature le 3 mai 2026 sur TF1, après un vote des élus insoumis. Il s’est présenté en 2012 (11,10 %, quatrième), en 2017 (19,58 %, quatrième) et en 2022 (21,95 %, troisième), sans accéder au second tour. Une nouvelle édition de son programme, « L’Avenir en commun », est annoncée pour le 6 novembre 2026.
Ce qu’il propose : un SMIC à 1 700 euros net (plan d’octobre 2026, p. 9) ; abroger la retraite à 64 ans, « premier pas vers le retour à la retraite à 60 ans avec 40 annuités » (p. 11) ; le rétablissement d’un impôt sur la fortune renforcé (p. 13) ; une assemblée constituante pour passer à une VIe République (L’Avenir en commun, chap. 1).
Dans le test : ses positions sont les plus proches de celles de Fabien Roussel (83 %) et les plus éloignées de celles de Bruno Retailleau (33 %). Page du candidat : Jean-Luc Mélenchon
Édouard Philippe
Maire du Havre et président de Le Havre Seine Métropole, Édouard Philippe a fondé en 2021 le parti Horizons, dont il a annoncé quitter la présidence exécutive au 1er octobre 2026. Ancien membre de l’UMP puis des Républicains, il a été député de la Seine-Maritime de 2012 à 2017, puis Premier ministre d’Emmanuel Macron de mai 2017 à juillet 2020. Il a annoncé sa candidature dans Le Point le 3 septembre 2024 et lancé sa campagne à Paris le 5 juillet 2026. C’est sa première candidature à la présidentielle. Comme Gabriel Attal, il dit vouloir un rassemblement de leur camp d’ici le début de 2027.
Ce qu’il propose : porter l’âge de départ à 65 ans et la durée de cotisation à 45 ans en moins de dix ans (priorités « Pour une France plus prospère ») ; diviser par deux l’immigration et suspendre le regroupement familial pendant le quinquennat (priorités « Pour une France plus sûre ») ; lancer huit réacteurs EPR en plus des six déjà prévus (priorités « Pour une France plus conquérante ») ; inscrire une règle d’or dans la Constitution par référendum et ramener le déficit à 2 % du PIB en fin de quinquennat (priorités « Pour une France plus prospère »).
Dans le test : ses positions sont les plus proches de celles de Gabriel Attal (86 %) et les plus éloignées de celles de Jean-Luc Mélenchon (36 %). Page du candidat : Édouard Philippe
Bruno Retailleau
Président des Républicains depuis mai 2025 et sénateur de la Vendée, Bruno Retailleau a été ministre de l’Intérieur de 2024 à 2025, dans les gouvernements Barnier, Bayrou et Lecornu. Il a auparavant présidé le groupe LR du Sénat de 2014 à 2024 et la région des Pays de la Loire de 2015 à 2017. Déclaré le 12 février 2026, il a été désigné candidat par les adhérents de LR le 19 avril 2026, avec 73,8 % des voix. C’est sa première candidature à la présidentielle.
Ce qu’il propose : un plan de 197 milliards d’euros d’économies en cinq ans, dont 56 milliards rendus en baisses d’impôts (Public Sénat, 12 octobre 2026) ; un âge légal de départ « après 64 ans », lié à l’espérance de vie en bonne santé (LCP, septembre 2026) ; « abolir le droit du sol » dans une « charte de l’ordre républicain » soumise à référendum en 2027 (entretien au Figaro, septembre 2026) ; réserver la libre circulation dans l’espace Schengen aux Européens (entretien au JDD, août 2026).
Dans le test : ses positions sont les plus proches de celles de David Lisnard (88 %) et les plus éloignées de celles de Jean-Luc Mélenchon (33 %). Page du candidat : Bruno Retailleau
Fabien Roussel
Secrétaire national du Parti communiste français depuis 2018, reconduit en juillet 2026, Fabien Roussel est maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) depuis 2025. Ancien journaliste, il a été député du Nord de 2017 à 2024. Candidat du PCF en 2022, il avait obtenu 2,28 % au premier tour (huitième). Les adhérents communistes l’ont désigné le 6 septembre 2026, avec 72 % des voix. Son programme pour 2027 n’est pas encore publié : ses positions reposent sur les textes du PCF et sur son programme de 2022.
Ce qu’il propose : la retraite « dès 60 ans à taux plein » (texte du 40e congrès du PCF, p. 15) ; « la sortie immédiate de l’OTAN » (même texte, p. 8) ; vingt nouvelles centrales nucléaires dans un « pacte pour la France » (franceinfo, août 2025) ; la régularisation des travailleurs sans papiers (texte du 40e congrès, p. 11).
Dans le test : ses positions sont les plus proches de celles de Jean-Luc Mélenchon (83 %) et les plus éloignées de celles d’Édouard Philippe et de Bruno Retailleau (46 % chacun). Page du candidat : Fabien Roussel
Marine Tondelier
Secrétaire nationale des Écologistes (ex-EELV) depuis 2022, réélue en 2025, Marine Tondelier est conseillère régionale des Hauts-de-France depuis 2021. Conseillère municipale d’opposition à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) à partir de 2014, elle a participé en 2024 à la création du Nouveau Front populaire. Désignée le 8 décembre 2025 par 86 % des adhérents pour une primaire de la gauche qui n’a pas eu lieu, elle reste candidate jusqu’au vote des adhérents, du 10 au 13 décembre 2026, entre sa candidature et le soutien à un autre candidat de gauche. Elle ne s’est jamais présentée à la présidentielle.
Ce qu’elle propose : une taxe Zucman de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros et le rétablissement de l’ISF avec une composante climatique (programme des Écologistes, p. 66) ; revenir « immédiatement » à un âge minimum de 62 ans et viser la retraite à 60 ans (p. 116) ; « planifier la sortie du nucléaire » et arrêter les programmes EPR-2 et SMR (p. 17) ; remplacer les droits de veto nationaux dans l’Union européenne par la majorité qualifiée (p. 190).
Dans le test : ses positions sont les plus proches de celles de Raphaël Glucksmann (81 %) et les plus éloignées de celles d’Éric Zemmour (31 %). Page de la candidate : Marine Tondelier
Éric Zemmour
Fondateur et président de Reconquête, Éric Zemmour a été journaliste politique au Figaro, essayiste et chroniqueur de radio et de télévision. Il n’exerce aucun mandat électif. Candidat en 2022, il a terminé quatrième du premier tour avec 7,07 % des voix. Il a annoncé sa candidature le 17 septembre 2026 sur BFMTV, en précisant qu’une déclaration officielle suivrait à l’automne ; c’est lui, et non l’eurodéputée Sarah Knafo, qui portera les couleurs de Reconquête.
Ce qu’il propose : supprimer le droit du sol (programme de 2022, p. 8) ; pouvoir expulser un étranger en situation régulière après un an de chômage (Public Sénat, septembre 2026) ; interdire le voile islamique dans tout l’espace public (programme de 2022, p. 10) ; le plan de 140 milliards d’euros de baisse des dépenses par an présenté par son parti, avec 800 000 postes de fonctionnaires en moins en cinq ans (BFMTV, septembre 2026).
Dans le test : ses positions sont les plus proches de celles de Marine Le Pen (84 %) et les plus éloignées de celles de Marine Tondelier (31 %). Page du candidat : Éric Zemmour
Les grandes lignes de partage
La boussole politique place les candidats sur deux axes (les valeurs exactes sont dans le tableau ci-dessus). L’axe économique (gauche-droite) repose sur 15 affirmations sur l’économie et les impôts, les retraites, le travail et le pouvoir d’achat, et la santé. L’axe social (progressiste-conservateur) repose sur 20 affirmations sur l’immigration, la sécurité et la justice, l’éducation, l’énergie et le climat, et la société et la laïcité. Les 11 affirmations sur l’Europe, l’international et la défense, et les institutions ne comptent pas pour la boussole.
Sur l’économie, Jean-Luc Mélenchon est le plus à gauche (−86,7) et Édouard Philippe le plus à droite (+76,7) ; sur l’axe social, Éric Zemmour est le plus conservateur (+80,0) et Marine Tondelier la plus progressiste (−80,0). Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel, Marine Tondelier et Raphaël Glucksmann sont à gauche et progressistes. Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan sont un peu à gauche sur l’économie et nettement conservateurs. Éric Zemmour, Bruno Retailleau, David Lisnard et, moins nettement, Édouard Philippe sont à droite et conservateurs. Gabriel Attal est à droite sur l’économie et presque au centre de l’axe social (−2,5). Ce qui place chacun à cet endroit est détaillé dans « Qui est à gauche, qui est à droite ».
Les mêmes lignes se retrouvent dans les propositions :
- Retraites : Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel, Marine Tondelier et Marine Le Pen sont tout à fait d’accord pour revenir à un âge légal de 62 ans ou moins, Nicolas Dupont-Aignan et Raphaël Glucksmann d’accord ; Gabriel Attal, David Lisnard, Édouard Philippe, Bruno Retailleau et Éric Zemmour sont tout à fait contre. Le détail, candidat par candidat, est dans « Les candidats et les retraites ».
- Droit du sol : Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Bruno Retailleau et Éric Zemmour veulent le supprimer, David Lisnard est d’accord ; les six autres candidats sont contre.
- Nucléaire : neuf candidats veulent construire de nouveaux réacteurs ; Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier sont tout à fait contre.
- Europe et défense : seul Nicolas Dupont-Aignan veut sortir de l’Union européenne. Cinq candidats veulent quitter le commandement intégré de l’OTAN : Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel et Éric Zemmour. Six veulent continuer à aider militairement l’Ukraine ; Marine Le Pen et Fabien Roussel sont neutres, et Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour sont contre.
Les points d’accord et de désaccord entre les onze candidats sont détaillés dans « Sur quoi les candidats sont d’accord ».
Comment comparer les candidats
Toutes les positions de chaque candidat sur les affirmations du test, avec leurs sources, sont sur les pages des candidats, et les onze candidats côte à côte dans le comparatif. Vous pouvez aussi comparer deux candidats, par exemple Marine Le Pen et Éric Zemmour ou Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann. Le calendrier, les parrainages et les façons de voter sont dans le guide de la présidentielle 2027.
Pour savoir de quel candidat vous êtes le plus proche, faites le test. Il compare vos réponses avec les mêmes positions que celles qui servent à calculer l’affinité et la boussole dans cet article.
Sources
- Candidats du test — Parcours, soutiens et toutes les positions de chaque candidat sur les affirmations du test, avec leurs sources
- Comparatif des candidats — Les positions de tous les candidats sur toutes les affirmations, dans un seul tableau
- Boussole politique — La place des candidats sur l’axe économique et sur l’axe social
- Conseil constitutionnel : décision n° 2022-195 PDR du 13 avril 2022 — Résultats officiels du premier tour de 2022 (pourcentages calculés sur les suffrages exprimés)
- Conseil constitutionnel : décision n° 2022-197 PDR du 27 avril 2022 — Résultats officiels du second tour de 2022
- Conseil constitutionnel : décisions n° 2017-169 PDR et 2017-171 PDR — Résultats officiels des deux tours de 2017 (second tour : décision 2017-171 PDR)
- Conseil constitutionnel : décision n° 2012-152 PDR — Résultats officiels du premier tour de 2012
- Élysée : compte rendu du Conseil des ministres du 1er juillet 2026 — Annonce des dates du 18 avril et du 2 mai 2027
- Méthodologie du test — Critères d’entrée des candidats, calcul de l’affinité et de la boussole, positions estimées
- Présidentielle 2027 — Calendrier, parrainages, inscription et façons de voter
Cette analyse est purement informative et ne constitue pas une consigne de vote. Notre méthode.
Voir aussi
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